Attribué à Jan BOECKHORST (1605-1668) - Lot 77

Lot 77
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Estimation :
17000 - 20000 EUR
Résultats sans frais
Résultat : 21 000EUR
Attribué à Jan BOECKHORST (1605-1668) - Lot 77
Attribué à Jan BOECKHORST (1605-1668) Tête de cheval Toile 72 x 52 cm. Au dos, étiquette mentionnant la vente de la collection Edmond Huybrechts qui a eu lieu du 12 au 15 mai 1902 à Anvers et numéro en noir GM5761 Sans cadre. Provenance : - 1878, collection Pierre Jean Huybrechts. - 12 mai 1902, Anvers, Vente collection de feu Edmond Huybrechts (neveu de P.J. Huybrechts), lot 18, "étude de cheval", Antoine Van Dyck ("Etude pour le portrait équestre du prince de Savoie"). vendue "1050 francs à un amateur parisien". Expert : Cabinet TURQUIN, Stéphane Pinta, Cabinet Turquin, Tél: +33.(0)1.47.03.48.78, stephane.pinta@turquin.fr Lot présenté par Lemon Auction Note : Jan BOECKHORST (1605-1668), originaire de Münster, fait ses débuts en peinture vers 1626 à son arrivée à Anvers. Il entre dans l'atelier de Jacob Jordaens (1593-1678) et dans celui d'Anton Van Dyck (1599-1641). Il va y recevoir une formation à la hauteur du talent de ses deux maitres et cela le conduira à devenir maitre de la guilde de Saint-Luc d'Anvers regroupant une grande communauté de peintres, vers 1634. Par ailleurs, il collabore étroitement avec Pierre Paul Rubens (1577-1640), à tel point que la femme de ce dernier le chargera de terminer les toiles inachevées de son mari au décès de celui-ci. Si au début de sa carrière, il ne faisait qu'ajouter des personnages, des fleurs et des animaux aux peintures d'autres artistes, il finit par laisser un héritage considérable de chefs d'œuvres baroques. Ses œuvres portent nettement l'empreinte de ces trois maîtres emblématiques de l'école de peinture anversoise du 17ème siècle, à tel point qu'au début du 20ème siècle, dans le livre de compte de la Galerie Georges Petit, ce tableau inventorié sous le numéro 5761, était attribué à Anton Van Dyck. Bien que le portrait équestre remonte à l'Antiquité, c'est à la Renaissance qu'il est remis véritablement au goût du jour, s'imposant comme un emblème de noblesse et d'autorité. Après cette période, le style baroque transforme l'apparence du cheval, le rendant plus réaliste encore. Les crinières, désormais longues, ondulées et finement travaillées, accompagnent des postures élaborées, témoignant d'un vrai souci du mouvement. Le cheval, docile et majestueux dans l'art de la Renaissance, devient au 17ème siècle, un animal fougueux, à l'allure exaltée. Rubens est un représentant reconnu de cette discipline tout comme Jacob Jordaens et Anton van Dyck. Ce tableau s'inscrit pleinement dans la tradition des portraits équestres baroques. Bien qu'une tête de cheval soit un sujet plutôt simple en apparence, celui-ci dissimule une grande précision et un souci du détail hors norme. L'encolure de l'animal redressée et cambrée comme sur la défensive suggère la nervosité du sujet. Ses naseaux dilatés, ses oreilles tendues vers l'avant, sa bouche écumante et ses yeux exorbités confirme l'hypothèse selon laquelle le cheval rencontre une difficulté devant lui. Par ailleurs, son emblématique crinière longue et soyeuse, participe à accentuer cette impression de mouvement. En outre, le harnachement pourpre et doré témoigne de la fortune de son propriétaire. L'ensemble de ces éléments, la composition de ce tableau et l'univers baroque dans lequel il s'inscrit, pourrait aussi laisser à penser que ce portrait était originellement inscrit dans une plus grande toile, et qu'il ait été extrait de la composition pour en faire une œuvre à part entière.
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